TEC

Outre l'efficacité du service, la sécurité de ses milliers de clients est une priorité absolue pour une entreprise de transport public. Le fait que le TEC Liège-Verviers choisisse le rechapage sans hésitation et avec constance est donc la preuve ultime de sa croyance en l'équivalence qualitative des pneus rechapés.

Rechapage : en toute sécurité !

Outre l’efficacité du service, la sécurité de ses milliers de clients est une priorité absolue pour une entreprise de transport public. Le fait que le TEC Liège-Verviers choisisse le rechapage sans hésitation et avec constance est donc la preuve ultime de sa croyance en l’équivalence qualitative des pneus rechapés.

Nicolas Bonaventure, qui assume la responsabilité importante de l’ensemble du matériel roulant chez TEC Liège-Verviers, est formel : « La plupart des pneus de notre flotte, quelque 640 autobus dont nous avons la gestion, ont une deuxième, voire une troisième vie lorsque la profondeur de la bande de roulement diminue mais que la carcasse est encore en bon état. Et nous ne pourrions pas nous permettre de suivre une telle politique s’il y avait le moindre doute quant à leur impact sur la sécurité de nos clients. »

La fusion en 2019 de toutes les entités provinciales de TEC en Wallonie a donné l’occasion de déployer progressivement les meilleures pratiques établies localement dans les autres régions. Et dans un domaine au moins, le TEC Liège-Verviers joue le rôle de pionnier : l’une des pratiques exemplaires à Liège depuis des décennies est une gestion raisonnée des pneus, qui génère un bénéfice non seulement économique mais aussi écologique. Cette gestion des pneus, dont l’axe central est le rechapage à froid et à chaud, est fondamentale pour une flotte d’autobus qui, surtout dans un contexte urbain (beaucoup de trottoirs, beaucoup de manœuvres, etc.), est particulièrement sujette à l’usure des pneus et à l’endommagement éventuel des carcasses.

Nicolas Bonaventure : « Dans un premier temps, c’est notre atelier interne qui contrôle systématiquement le degré d’usure de nos pneus. Si le profil du pneu s’approche du minimum légal (nous n’attendons jamais qu’il soit vraiment là !), nous optons dans un premier temps pour un reprofilage par nos soins – dans le respect des normes autorisées bien entendu. À l’étape suivante, lorsque le reprofilage n’est plus envisageable, le rechapage de la bande de roulement entre en ligne de compte. Tous les quinze jours, l’entreprise qui effectue le rechapage à froid pour notre compte vient chercher les pneus démontés pour un contrôle approfondi des carcasses. Si ce contrôle est positif et que la carcasse est donc encore en bon état, le pneu est rechapé à froid. Les pneus refusés reviennent ici, car ils restent notre propriété. Ils sont alors collectés à leur tour par un « rechapeur à chaud ». En effet, il arrive souvent que de légers dégâts sur les carcasses puissent encore être parfaitement absorbés par un rechapage à chaud. Un contrôle visuel et optique approfondi permet de répondre à cette question. Si un rechapage à chaud n’est plus possible, les pneus sont proposés au recyclage. Cela permet souvent à nos pneus d’avoir une deuxième, une troisième, voire une quatrième vie. Seuls les pneus des essieux directeurs sont systématiquement achetés neufs.

Economies et bénéfices environnementaux vont de pair

Au total, TEC Liège-Verviers rechape quelque 1 700 pneus par an. Cela permet de réaliser une économie d’environ 50 % par rapport à l’achat de pneus neufs. « Si l’on sait ensuite que cela s’accompagne d’une économie importante sur les matières premières de base, d’une réduction non négligeable des émissions de CO2 et si l’on a la certitude que cela n’a aucune incidence sur la qualité de conduite des automobilistes et sur le confort et la sécurité des clients, le choix est vite fait. De cette manière, nous remplissons évidemment aussi la mission sociale qui nous incombe en tant qu’entreprise de transport public. C’est d’ailleurs un choix que nous avons fait de manière cohérente depuis de nombreuses années et qui s’impose progressivement à nos collègues des autres provinces », conclut Nicolas Bonaventure.