LTBJobé
Optimisation continue de la gestion des pneus
Non seulement le prix du kilomètre est un facteur important pour opter pour le renouvellement de la bande de roulement, mais le cadre légal de plus en plus strict va également inciter l’ensemble du secteur du transport et de la logistique à considérer cette alternative durable. Chez LTB Sophie Jobé, spécialisée dans la construction et les travaux routiers, ce procédé est utilisé depuis des décennies. Chez eux, la mise au point a longtemps été le maître mot.
« L’activité principale de LTB Sophie Jobé est le transport par benne de matériaux en vrac », explique Sophie Jobé, PDG de l’entreprise du même nom basée à Blegny. « Avec une flotte de plus de 40 camions à benne, la gestion des pneus est un élément essentiel de nos activités. D’autant plus que ces camions opèrent principalement sur des chantiers de construction et dans des carrières, où le risque de dommages est beaucoup plus élevé que dans le cas du transport routier traditionnel. »
Sophie Jobé : « Le rechapage est pour nous une évidence depuis la nuit des temps. Mais tous les pneus ne sont pas concernés : les pneus des essieux directeurs ne le sont pas par définition, mais même pour les autres pneus, il s’agit d’une recherche constante des limites et des optimisations possibles. Le terrain souvent vallonné sur lequel nos véhicules circulent exige une surveillance constante des pneus, ce qui nous apprend aussi beaucoup sur les possibilités et les difficultés du rechapage. Nous utilisons donc à la fois le rechapage à chaud et le rechapage à froid : quelles que soient la marque et la qualité des pneus, pour les raisons mentionnées ci-dessus, nous devons inévitablement faire face à davantage de dommages sur les flancs, de sorte que le rechapage à chaud est nécessaire pour certains pneus. Pour d’autres pneus, nous préférons le procédé à froid. Chaque année, nous utilisons au total quelque 600 pneus rechapés ».
Un suivi permanent
« Chaque week-end, un partenaire externe spécialisé dans les pneus effectue un contrôle visuel de l’ensemble de la flotte et rédige un rapport sur les mesures à prendre en ce qui concerne les pneus. En fonction du degré d’urgence, de la planification des travaux, etc., ce rapport est ensuite suivi et les décisions nécessaires sont prises pour le rechapage ou l’achat de nouveaux pneus. La fréquence élevée de ces contrôles nous permet également de tester régulièrement de nouvelles options à une échelle limitée, qui peuvent ou non être généralisées par la suite. Bien entendu, cela n’est pas évident, car outre la qualité des pneus – neufs et rechapés – la nature du terrain sur lequel nous opérons et le comportement de conduite des différents chauffeurs peuvent également influencer les résultats de ces tests. Par principe, nous ne rechapons les pneus qu’une seule fois au maximum, compte tenu du taux d’usure plus élevé, qui affecte évidemment aussi la carcasse du pneu », nuance Sophie Jobé. « Si l’économie réalisée grâce au rechapage par rapport à l’achat d’un pneu neuf – qui peut aller jusqu’à 50 % – est évidemment un argument important, la durabilité et donc l’aspect environnemental le sont de plus en plus. Alors que les exigences de nos clients, entre autres en ce qui concerne les émissions de CO2 de nos activités, sont encore relativement limitées à l’heure actuelle, nous sommes convaincus que dans un avenir proche, elles devront de plus en plus être intégrées dans nos spécifications. En effet, non seulement nous-mêmes, mais aussi et surtout nos clients grands et moyens devront soumettre eux-mêmes les rapports environnementaux nécessaires aux autorités compétentes, conformément à la législation pertinente, où le rechapage et les économies de CO2 qui en découlent peuvent apporter une contribution importante. Je peux affirmer que nous sommes bien préparés à cela », conclut fièrement Sophie Jobé.